Démarche

Notre compagnie s’attache au théâtre visuel. Le corps, l’engagement corporel, l’incarnation, le geste et la scénographie sont les piliers de nos explorations.

 

Nous sommes guidés, dans la création d’univers non réalistes, par le jeu clownesque.
Le décalage sous toutes ses formes nous intéresse. L’humour que nous développons est absurde, teinté d’excès, de poésie, de cruauté et de drame. L’impertinence tient aussi une place importante dans nos spectacles.

 

L’être humain est au centre de nos créations : Nous explorons ses humeurs, ses conflits, ses maladresses, ses peurs, ses failles, ses luttes, ses mauvaises fois, etc. Nous jouons de cette humanité débordante par le biais de l’humour et de l’émotion. Entre tradition populaire et recherches novatrices, nous proposons un théâtre qui rassemble petits et grands.

 

Le jeu clownesque : un pilier

Qu’il soit drôle, touchant, tragique ou excentrique, au premier plan ou en toile de fond, le clown de théâtre est là, toujours, dans notre travail.

 

Le mot est galvaudé, trop usé. Que veut-il dire encore ?

 

Pour nous, le clown est un être qui ne peut pas cacher qui il est.
Son corps, ses mimiques, son costume, ses gestes, ses actions ou ses objets racontent tantôt ce qu’il est,  tantôt ce qu’il voudrait être mais qu’il n’est pas.
Le clown est un rapport au Public ; une manière d’aborder le plateau.

 

Il s’agit d’interagir avec le Public en créant ce rapport à l’intime, à l’impudeur parfois, à l’impertinence souvent.

 

Dans notre travail, le clown n’est pas une recherche du rire à tous prix. Le clown est plutôt une urgence du cœur. Nous cherchons un état de perméabilité à l’autre et au Public.

 

Le clown que nous cherchons aime être vu dans tous ses états !
Il a besoin d’être aimé et tant pis si cela passe par le mépris, la colère, l’orgueil, le désespoir ou l’amertume. Il ment tout le temps, tout en ne mentant jamais puisque tout lui échappe avec une terrible honnêteté.

 

Les humeurs sombres nous passionnent car elles racontent magnifiquement l’Homme et tout l’alambiqué de sa condition de mortel.
Que nous portions un nez ou pas, que nous soyons grimés ou pas, masqués ou pas, la question clownesque traverse nos écritures.

 

Nous souhaitons plus que jamais approfondir ce rapport au monde.

Parcours

Après une licence en scénographie à l’Académie des Beaux-Arts de Liège et une formation d’acteur/créateur au sein de l’École Internationale de Théâtre Lassâad (Pédagogie Lecoq), Hélène Pirenne se dirige, en 2005, vers la création de spectacles visuels.

 

Cette même année, le spectacle Discrètement est créé avec Jean-Marc Dardenne. En août 2005, cette création obtient le Prix du Public à Périgueux lors du festival Mimos. Discrètement est joué plus de 150 fois en Belgique, en France et en Espagne.

 

En 2006, Hélène Pirenne crée Post-Scriptum.
En juillet 2007,  ce spectacle reçoit le Premier Prix du Festival Européen de Marionnettes de Gent. En 2009, il est le coup de cœur du Off au Festival Mondial de la Marionnette de Charleville Mézières. Post-Scriptum a été joué plus de 600 fois et est toujours en tournée actuellement (voir agenda).

 

En avril 2007, la Compagnie se structure sous forme d’association : Le Théâtre du Sursaut.

 

En 2009,  Vent du Nord  est créé. Le travail du masque et de décomposition du jeu s’ancre dans la recherche d’Hélène. Elle découvre le travail d’Etienne Champion qui créera les masques complets de ce spectacle (www.etiennechampion-sculpteurdemasques.com)

 

En 2012 débute l’écriture du spectacle Le Réveil, un spectacle différent qui mêle le jeu clownesque et le mélodrame. Le spectacle nait en 2013.

 

En 2016, Hélène Pirenne se lance dans l’écriture de Sale Frousse, un premier spectacle écrit spécifiquement pour les enfants. Avec cette création, notre envie est de transmettre la joie de peindre et l’audace de dépasser le cadre donné. Notre goût de l’impertinence s’affine et se précise.
La Compagnie découvre le théâtre jeune public et le plaisir des représentations scolaires.

 

En 2018, le Théâtre du Sursaut se voit attribuer un contrat-programme de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour une durée de 5 ans. Une perspective nouvelle s’ouvre à nous ainsi qu’une possibilité d’ancrer davantage notre recherche dans le jeu clownesque. Cette même année, le spectacle Sale Frousse est propulsé. Début 2020, il passe le cap des 100 représentations et continue ses tournées actuellement (voir agenda).

 

Fin 2018, le projet Amanda et Stefano entre en phase d’écriture. Ce spectacle est une première création clownesque pour les tout petits (maternelles) autour de la relation à l’autre.
Les premières ont lieu en mars 2020.

 

Un retour à une écriture pour le Théâtre de Rue se dessine pour 2022.

 

En parallèle à ce travail de création, un pan pédagogique est développé. Des formations en jeu masqué et clownesques sont régulièrement organisées. Hélène Pirenne apporte également son regard de metteur en scène auprès d’autres Compagnies (voir stages & formations).